Etats de vie

Depuis mon plus jeune âge, J’ai élaboré et exprimé plusieurs expressions artistiques en dessin, peinture, sculpture et conservation des œuvres d’art. J’ai suivi un enseignement très spécifique dans la réalisation de peinture, selon des techniques traditionnelles anciennes et modernes, d’une formation diplômée après 4 années en restauration de tableaux.

Après ces expériences, je me suis intéressé à la continuité de l’art et de son histoire, son évolution étonnante, surprenante, et souvent révolutionnaire.

Un beau jour, j’ai décidé de poser une toile blanche sur le chevalet et de me connecter à moi-même, me découvrir davantage dans ma sensibilité et ma philosophie de vie, avec mes doutes et mon expérience. J’ai découvert un univers de nuits étoilées bien mystérieuses, remplies de poésies aux couleurs fluorescentes. Ce qui m’a invité à créer le mouvement artistique cosmosophique en 2019 (le M.A.C). Transmission artistique, poétique, méditative,
et quantique en relation avec l’infiniment petit et l’infiniment grand.

Je pourrais aussi qualifier mon travail d’art intuitif, avec un peu d’humour et d’humilité, dans le sens où je n’élabore rien de particulier, sinon de révéler ma propre création reliée à cet  imaginaire cosmique. Un imaginaire qui peut débuter par l’expression d’une forme quelconque, un trait, une tâche, une couleur, une courbe qui me transporte finalement vers une image dynamique sous mon pinceau. Il me semble trouver une place dans cet univers, riche de sensations.

En travaillant, je m’aperçois que j’élabore une espèce de matière plutôt désorganisé, d’un principe anthropique. En opposition, cela me renvoie à la création même, étant composé de cellules qui remplissent un rôle précis pour la vie, sans cette énergie, notre matière est désorganisée, de la poussière, comme une forme insignifiante aux fonctions aléatoires absentes de notre forme de vie.

Je m’inspire parfois de la physique quantique et je me relie à Stephen Hawking et ses recherches sur le comportement des atomes, l’imprévisibilité de la vie aux notions mathématiques et philosophiques. Le temps passe, l’univers bouge sans cesse, les scientifiques cherchent, ressentent le besoin d’analyser, de représenter et tentent ainsi de faire avancer l’humanité inquiète de devenir.

Quant à moi, je peins le puissant mouvement qui m’interpelle dans les étoiles. Tout comme celui de mon corps qui me réchauffe et me fait vibrer de belle sensation et de gratitude à la vie. Il me convient et me plait d’inclure au beau milieu de ce mouvement cosmique l’être humain dans sa matière organisée ou en cours d’organisation, peu m’importe, je me joue de cette création, de cette vie.

C’est la peinture, la représentation que j’en fais qui me satisfait et me fait peut-être rejoindre, en conscience, une petite partie de ma réalité énergétique. Il m’arrive d’imaginer des créateurs de vie, de nouvelles espèces d‘être vivant qui pourraient évoluer d’un autre temps sur d’autres planètes et pourquoi pas, nous rejoindre et nous apprendre la sagesse du cosmos et la paix. Ma peinture invite à ce que l’on croit impossible, à la « non pensée », « au silence » ou à « être soi-même ».